Cet article porte sur l’installation d’un chauffage autonome sur notre véhicule, en traitant point par point dans l’ordre suivant :

  1. Introdutction
  2. Présentation du Webasto
  3. Installation physique
  4. Création du faisceau électrique
  5. Alimentation en carburant
  6. Mise en place des durites d’eau
  7. Installation de l’échappement
  8. Commande habitacle
  9. Mise en route et conclusion
  10. Documentation technique

Introduction

© sovoyages.fr

Quiconque bivouaque l’hiver (ou du moins par temps froid et humide), a rêvé à un moment ou un autre d’avoir un chauffage dédié.

Pour ça pas besoin de réinventer l’eau chaude, d’autres personnes/entreprises ont trouvé la solution : le chauffage stationnaire.
Il en existe chez différents fabricants, avec différentes sources d’énergies (diesel, gaz …) et via deux moyens caloporteur : l’air ou l’eau.
Tout le monde doit pouvoir trouver son bonheur !

Exemple d’un chauffage air/air vendu chez Euro4x4parts :

Chauffage à air pulsé 2D – 2kW

http://www.euro4x4parts.com/pieces/4ah1001_autonomie_chauffage_autonome_AUTOTERM-AIR-2D.html


En ce qui nous concerne nous avions un cahier des charges et un besoin précis (de plus ne souhaitons aucune modification définitive, tout doit être réversible facilement).
Si vous suivez nos aventures sur Instagram ou ce blog, peut-être avez vous vu que nous souhaitons faire le tour de la mer Baltique en hiver en passant par le cercle Arctique.
Cela soulève donc plusieurs points, les températures pouvant tomber sous les -30°c, il nous fallait un moyen de pouvoir préchauffer le moteur.
Ces températures nous interdisent de pouvoir dormir dans notre tente de toit (risque d’hypothermie trop important), il nous fallait donc pouvoir récupérer de la chaleur dans l’habitacle (où nous pouvons également dormir) même moteur éteint.

La solution est simple, il nous faut un chauffage stationnaire, autonome, branché sur le circuit de diesel du véhicule (simplicité d’usage, ne gérer l’antigel qu’à un seul endroit …) et utilisant le LDR du moteur comme moyen caloporteur (le “transport” de la chaleur).

Cette présentation / tuto décrit notre installation en fonction de nos prérogatives, elle ne correspondra donc pas à tous les cas d’usages, ou attentes de chacun !

Le modèle de notre véhicule est un Land Cruiser KDJ95, le tuto sera directement adaptable sur un Série 12 ou Série 9 en KZJ et KDJ.

Présentation du Webasto


Nous avons trouvé notre bonheur chez le constructeur Webasto, avec un modèle idéal (pour nous) le Thermo Top C/D (le “D” étant la version Diesel).

Ce modèle est vendu en direct par Webasto et les accessoiristes pour environ 1500/2000€.
Cependant, nous savions que bon nombre de voitures vendues dans le “Grand Nord” -mais pas que- sont déjà équipées d’origine afin de baisser la pollution du moteur en le faisant chauffer plus vite.

Nous avons donc fait le tour des forums/casses pour avoir des infos … et avons fait comme beaucoup : jeter notre dévolu sur les pièces provenant d’un Citroën C8 / Peugeot 807 / Fiat Ulysse/ Lancia Phedra …
Et avons trouvé notre bonheur sur Le Bon Coin pour 70€ (économie non négligeable !)

/!\ Attention, si comme nous, vous souhaitez recycler les pièces d’un autre véhicule, sachez que l’on trouve des Webasto chez de nombreux fabricants, mais certains comme BMW ont adapté la gestion électronique à leurs propres besoins. Les modèles adaptés à ce constructeur ne sont donc pas compatible pour ce type d’adaptation.

Voici le modèle reçu :

Tout est compris d’origine : chaudière, pompe de circulation, pompe à carburant, échappement …

Le but final, va être d’adapter ce chauffage et de le monter en “série” sur le circuit de refroidissement du moteur.
Ainsi, quand le moteur sera coupé, le Webasto va faire circuler le LDR via la pompe, le chauffer en passant par la chaudière, puis le passer par l’aérotherme présent dans l’habitacle (le chauffage des passagers), passer par le moteur (le chauffer au passage), puis recommencer ainsi de suite (c’est un circuit fermé).

Avant de se lancer, il faut donc réfléchir à ce que l’on veut faire, comment et où !
Pour nous, nous avons intercalé le Webasto (moyennant quelques adaptations) juste avant que le LDR passe dans l’habitacle dans une place dans la baie moteur à un endroit protégé des éléments extérieurs.

Nous commençons donc par démonter l’ensemble pour y voir plus clair :

Attention au modèle, il faut veiller à bien prendre un Thermo Top C, et non pas un Z/C (que l’on trouve par exemple sur le Peugeot 806 entre autres).
Le “C” est un chauffage autonome, contrairement au “Z/C” qui n’est qu’une “aide” au chauffage. Etant dépourvu de pompe de circulation, il a besoin que le moteur tourne pour faire circuler le LDR.
Et il n’est pas question d’adapter un Z/C avec une pompe supplémentaire de “C”, la carte électronique est dépourvue du connecteur et de la gestion de celle ci !

Avant d’entreprendre quoique ce soit, nous faisons un montage à blanc pour tester le fonctionnement du Webasto.
Pour ce test nous avons pris quelques chutes de tuyau, un sceau de 10l (il faut minimum 4l d’eau pour faire fonctionner le webasto et atteindre son cycle de régulation), une batterie 12v, un peu de diesel et avons rapidement adapté le branchement électrique.

Après quelques essais à tâtons, c’est un succès !
L’eau chauffe rapidement et le webasto passe bien en régulation à 80°c (diminuant ainsi sa consommation et le bruit généré).

/!\ Attention à bien respecter la polarité +/- de l’alimentation, il n’y a pas de protection et en avons fait les frais à un moment d’inattention … qui nous aura coûté une carte électronique …

Nous prenons le temps de faire un entretien complet avec un démontage et nettoyage de chaque éléments :

Installation physique

Il est maintenant temps de trouver une place dans le moteur.
Nous avons fait plusieurs essais, dans différentes positions, la seule qui est interdite est : tête en bas (c’est à dire les sorties d’eau dirigées vers le bas).

Ici à droite de la baie moteur d’un KDJ95

Cette position ne nous convient pas, trop serré, bancal …


Nous faisons un peu de place : on déplace une des boites à fusibles, on raccourci les durites d’arrivée de diesel (en sortie du filtre à carburant), et déplaçons un faisceau de quelques centimètres.

après un peu de ménage, il y a une réelle place.

Pour le fixer, nous allons devoir réaliser une petite plaque de support et la faire tenir sur au minimum 4 points.
Nous avons trouvé 3 trous disponibles ET accessibles sur notre Land Cruiser, il ne nous en restait qu’un a réaliser (attention à bien réfléchir à ce point avant toutes modifications).

Là encore, nous avons navigué “à vue”, et avons fait plusieurs modèles de support.

Toutes les pièces du support ont été réalisées en aluminium de 3mm (poids du webasto et de ces accessoires : 4,9 Kg support compris).

La plaque du support est maintenue à l’intérieur de l’aile par des boulons et écrous en Inox A2 de dureté 70 (pour comparer à de l’acier, la rupture se situe entre du 8.9 et 10.9).

Création du faisceau électrique

Concernant la partie électrique, nous nous sommes basés sur les nombreuses informations que l’on trouve sur internet et sur la documentation technique du Webasto (voir en bas de page).

Dont voici un rapide résumé :

L’électronique de la chaudière comporte 6 connecteurs (de X1 à X6).

– X6 : n’est pas utilisé
– X5 : le connecteur de la pompe de circulation d’eau
– X4 : le connecteur du ventilateur à air utilisé pour la combustion
– X3 : le connecteur de la bougie d’allumage
– X2 : le connecteur d’alimentation principal, attention à la section des fils (2,5mm² minimum). Le + 12 V protégé par un fusible 15 ou 20 A à la borne 1 et le – batterie à la borne 2.
– X1 le connecteur de commande (il sert aussi pour le raccordement de la pompe de dosage du gazole.

Et voici le détail du connecteur X1 :
Borne 1 : horloge programmable (optionnel)
Borne 2 : diagnostic
borne 3 : sonde de T° exterieure
borne 4 : sortie pour piloter la ventilation habitacle au moyen d’un relai
borne 5 : switch “été/hiver” à polariser en NEGATIF pour faire démarrer le cycle de chauffage
Borne 6 : pompe à carburant

Le connecteur X1 d’origine du Peugeot 807 ne correspondait pas à 100% à nos attentes, nous souhaitons pouvoir gérer la ventilation du Land Cruiser de façon autonome (sans mettre le contact) au moyen d’un relais, et voulions passer en réserve le câble dédié à l’horloge programmable si jamais on l’installait plus tard (sans devoir tout redémonter).

On a donc modifié le connecteur.
Il faut pour cela écarter la protection et la faire glisser sur le câble, puis déverrouiller les pins en faisant glisser le verrouillage “rose”, avant de glisser les nouveaux pins aux bons emplacements.

Nous avons donc câblé les bornes : 1, 4, 5 et 6


Le pilotage se fera dans l’habitacle depuis un interrupteur dédié et un voyant de notification (attention à ne pas utiliser un interrupteur avec une led intégrée, nous allons devoir l’utiliser pour piloter le webasto en négatif, hors la led sera cablée en “positif”).
Le reste du “faisceau” a été fait en fonction de nos besoins et des longueurs de câbles à utiliser pour notre Toyota.

Cette partie du faisceau n’intègre pas encore la partie ventilation de l’habitacle, il sera réalisé sur un autre.
La ventilation est pilotée par un relais à double voies (K3), avec d’une part du 12v permanent, et d’autre part du 12v après contact. L’ordre de basculement est sur la broche 86 du relais et provient du Webasto (borne 4).
Le webasto fait commuter le relais à partir de 40°c (de mémoire), et le moteur du ventilateur est ainsi alimenté même moteur coupé.
La vitesse du moteur est gérée par une résistance variable qui se trouve sur son pôle négatif.
Il n’y a donc aucune modification à faire de ce coté et nous pouvons utiliser les réglages (température/vitesse) d’origines du Toy 🙂

Alimentation en carburant

Autre point l’alimentation en gazole.
Le placement de la pompe est assez important, elle ne doit pas être exposée à une forte source de chaleur directe, et nous n’avons pas souhaité la mettre sous le châssis.
Il faut également prendre en compte la pression maximale de cette pompe (il s’agit d’une simple pompe à impulsion), il est exclu de la mettre sur l’arrivée de carburant du véhicule.

Nous avons donc mis un “T” en dérivation sur le retour de carburant. Pour cela nous n’avons pas coupé le tuyau d’origine (toute modification doit être facilement réversible en cas de soucis !), mais simplement ajouté le T à la sortie du tuyau souple et avant le tuyau rigide qui retourne au réservoir.

Faites attention aux diamètres des tuyaux.
En entrée de la pompe vous pouvez sans problème installer du 6 ou 8 mm (diamètre interne), mais en sortie de pompe (vers le webasto), il ne faut pas dépasser le 4 ou 5 mm (le dosage se fait à chaque impulsion, avec un diamètre trop important, il ne correspondrait plus au dosage attendu pour une bonne combustion).
Dernier point : si vous montez un webasto “essence”, il faudra légèrement incliner la pompe (voir doc technique).

Mise en place des durites d’eau


En ce qui concerne la circulation du LDR, nous avons là aussi fait en sorte d’être le moins “destructeur” sur l’installation d’origine.
Le Webasto a un diamètre (interne) de 20mm et le Toyota est en 17mm, nous avons donc monté le webasto en 20 mm (en recyclant les tuyaux Peugeot !), et utilisé un réducteur 20/18mm et du tuyaux de refroidissement en 17mm (pas simple à trouver lui !).


Puis nous avons déconnecté le “U” se trouvant sur le tablier entre le moteur et l’habitacle (à conserver précieusement, en cas de retour en arrière !).
La partie supérieure est la sortie du moteur, elle doit donc être mise sur l’entrée de la pompe du webasto. La sortie d’eau du webasto, elle, va sur le tuyau inférieur d’origine, qui va directement sur l’aérotherme du Land Cruiser.
De cette façon les calories sont apportées en priorité vers l’habitacle avant de retourner vers le moteur.

Si cela peut en aider certains, voici la liste d’achat de la partie “plomberie”.
/!\ attention tout est en double, puisque j’ai fait le même montage sur le HDJ80 d’amis.

Installation de l’échappement

S’agissant d’une combustion, il faut être attentif sur ce point : pas de retour de gaz d’échappement dans l’habitacle ! Soyez attentifs aux distances avec les éléments sensibles à la chaleur, longueur maximale du tuyau …

Nous avons une fois de plus testé plusieurs solutions.
Et avons choisi de sortir par le bas (vers le pont avant) et de fixer l’échappement sur un trou déjà présent sur le châssis (il est fortement déconseillé de faire des trous si vous ne souhaitez pas de problème lors du CT).
Pour simplifier le montage nous avons conservé le “coude” présent sur l’échappement du montage Peugeot (en le coupant à la meuleuse), puis avons acheté du tuyau d’échappement de “Chinasto” (Webasto made in China) pour le rallonger jusque sous le châssis .

Il faut faire en sorte que la sorite du silencieux soit inclinée dans le sens de marche du véhicule, qu’elle ne soit pas obstruée par un élément, et si possible à l’abri des chocs potentiels.

Commande habitacle

Dernière partie, la commande depuis l’habitacle.
Nous avons passé notre faisceau coté conducteur, et installé l’interrupteur et le voyant sur la console centrale.

ne serait ce pas le moment de faire un coup de ménage ? 😀

Sur le Série 9, il y a des caches libres qui feront parfaitement le boulot.
Mais pour ne pas le percer pour “rien”, nous en avons imprimé un nouveau en 3D :

à gauche le cache d’origine, à droite le nouveau avec la commande du webasto.

Une fois intégré à la console, et lorsque le Webasto est en fonction, cela donne ça :

coté habitacle
coté moteur (l manque le filtre à air du webasto sur cette photo …)

Mise en route et conclusion

La mise en route ne se fait pas n’importe comment.
Vous devez dans un premier temps purger l’air emprisonné dans les durites de refroidissement.
Pour cela vous pouvez démarrer le moteur, mettre le chauffage et la ventilation au maximum et attendre quelques minutes que le circuit se purge.

Pendant ce temps là, vous devez débrancher l’arrivée de carburant sur la pompe du webasto, afin que le circuit de gazole se remplisse également, vous la rebrancherez une fois que le carburant coule par la durite.
Cela afin de ne pas faire tourner la pompe à sec. Il s’agit d’une pompe à impulsion avec un micro piston qui est lubrifié par le carburant à son contact.

Prenez le temps de vérifier qu’il n’y a aucune fuite et que tout est bien fixé.
Vous pouvez à ce moment là couper le moteur et lancer le webasto depuis la commande dans l’habitacle.

Le webasto va lancer son cycle de chauffe de façon autonome :
Alimenter la pompe de circulation, puis la ventilation dédiée à la combustion, l’arrivée de carburant (la pompe va faire un “tic tic” caractéristique), et activer la bougie d’allumage.
Quelques secondes plus tard, le webasto devrait commencer à chauffer (lors du premier démarrage, une fumée épaisse peu apparaître quelques secondes).

Il va chauffer en continu et à plein régime jusqu’à atteindre sa température de consigne.
Une fois atteinte, il passera sur un régime de régulation, en diminuant sa consommation et sa vitesse de fonctionnement.

Lorsque vous souhaitez le couper, il suffit de basculer l’interrupteur de commande, pour cette fois lancer un nouveau cycle d’extinction.
La pompe à carburant va se couper directement, mais la ventilation et la pompe de circulation vont continuer de tourner pendant 3min afin de refroidir l’équipement.
C’est pour ça que le Webasto doit rester alimenté en permanence afin de gérer automatiquement ces cycles (une coupure de l’alimentation durant le cycle de chauffe pourrait l’endommager sérieusement).

Enjoy 😉



Documentation technique


Afin de réaliser ce montage, nous nous sommes renseignés sur différents forums, blogs et vidéos.
Mais surtout sur les PDF suivants :

13 Comments

  1. Bonjour,
    merci pour cet article très bien documenté, j’aimerai faire la même chose sur mon 80.
    Avez-vous des photos et des docs de l’installation que vous avez faite pour votre ami ?

    Merci d’avance

    Pierre

    1. Bonjour, merci pour ce petit message.

      malheureusement non, je n’ai pas fait de photo sur son 80.
      Cependant je vais retourner le voir début février pour finaliser un ou deux points.
      Je ferai des photos à ce moment là.
      Le principe est strictement identique.
      La différence réside dans le placement dans le moteur, lui l’a mis en haut à gauche.

      Bon courage 😉

      1. merci pour la réponse,
        ça m’intéresserait de savoir sur quels tuyaux de LDR la connexion a été faite et comment si cela a été fait, la ventilation du 80 a été modifiée pour être activable sans que le contact soit mis.

        Pierre

        1. La connexion du LDR est même emplacement que sur notre Série 9 (et même diamètre de tuyaux) : au niveau du tablier, là où les tuyaux passent dans l’habitacle, et plus précisément sur le thermostat pour le chauffage habitacle.
          Pour la ventilation, là aussi (mais ça manque de photos sur cette partie) c’est comme sur un série 9 :
          Sous la boite à gants, il y a le “bowler” (moteur de ventilation) avec un connecteur comprenant le positif et le négatif (accessible juste en se baissant, on peut pas le louper).
          * Le négatif (en bas du connecteur) est relié à la commande de vitesse (au moyen d’une résistance variable) -> on y touche pas !
          * Le positif (en haut donc) est en 12v après contact, l’idée est de le couper et de l’amener sur un relais double, qui serait également alimenté en 12v permanent.
          Ainsi, quand le relais est au “repos” le bowler est alimenté en 12v après contact (fonctionnement d’origine), puis quand on “active” le relais (depuis le webasto, ou un simple interrupteur sur du +12v), le bowler sera alimenté en 12v permanent (-> plus besoin d’allumer le contact).
          Et pour autant on garde la gestion de la vitesse via le négatif qui est relié à la commande de ventilation.

          Dans les prochains jours/semaines je vais essayer de clarifier tout ça va un schéma et d’autres photos. 🙂

      2. Bonjour Gauthier,
        Bravo votre Blog (à Alix et toi) et pour tes explications claires concernant l’installation du Thermo Top . Je suis propriétaire dun KDJ 120 tout équipé sauf d’un Webasto . Un copain m’en a vendu un une bouché de pain et je prévoyais l’installer prochainement . C’est Un Thermotop Z/C !!! d’après ce que tu viens d’expliquer il ne peut pas servir de chauffage Autonome .Comme tu a l’air aiguisé sur ce produit, peux tu me le confirmer ? Peut-être il y a-t-il des possibilités de le transformer en y ajoutant une pompe et en chéckant bien les connectiques en trouvant une bidouille ou en changeant la carte avec laquelle tu as eu des petits soucis…
        merci pour ton retour.
        J.Louis R

        1. Bonjour Jean Louis.

          Merci pour le message.
          Comme tu le soulignes, le Z/C est différent du C, dans le sens où il n’est pas autonome.
          Cette différence provient de l’absence de pompe de circulation de LDR/eau.

          Malheureusement c’est mal parti pour toi.
          Je m’explique, j’ai eu ce cas précis: un Z/C à adapter pour un HDJ80. (ça été au final un echec, mon ami est passé sur un “C”.)

          L’absence de cette, pompe empêche l’usage moteur (du 4×4) coupé. Nous avons donc fait un essai avec une pompe supplémentaire branché sur la prise dédiée.
          Résultat, nous avons grillé la chambre de combustion (la bougie, et le joint de la cuve ont trop chauffé).
          Après avoir changé les pièces, j’ai remarqué que la carte mère, bien qu’ayant la prise prévu pour accueillir la pompe, n’était pas câblé pour !

          Nous avons donc fait un montage avec une pompe pilotée manuellement, cela a fonctionné, mais il est dans ce cas contraignant de devoir gérer le cycle d’allumage et surtout de refroidissement du cors de chauffe.

          Donc tu peux adapter un Z/C, en gérant manuellement/avec un circuit dédié cette pompe, ou en ajoutant la pompe d’origine + une carte mère de “C”.
          Mais je t’encourage plutôt à passer sur un C, ça sera moins de problème 😉

          Bon courage !

  2. Bonjour,
    Très chouette ton tuto, et très documenté.
    Une petite question me préoccupe, tu alimente en GO par le retour de la PI vers le réservoir du véhicule, mais
    quand le moteur est arrêté , il n’ y a plus de retour par ce tuyau, et le retour n’a pas de plongeur, donc peut
    fonctionner si ton réservoir est archi plein, mais sinon ???? ou j’ ai loupé quelque chose?
    Merci d’avance de ta réponse.
    AKAKUS ( Pierre aussi, ça doit être un prénom de curieux)

    1. Salut Pierre,

      Merci pour ton message.
      Je vais être honnête, j’y suis allé au pif 🙂
      Je me sui simplement basé sur l’installation officielle Webasto/Toyota.
      qui l’installe bien sur le retour GO de la PI. Ma seule différence, vient du placement de la pompe, j’ai préféré l’abriter dans la baie moteur (plus abrité, plus simple à poser et permet de vérifier si il y a une fuite ou autre).

      Et ça fonctionne très bien comme ça, nous avons fait des essais (dans ce but précis) sur de longue période et presque sur la réserve, la pompe fonctionnait sans problème.
      La consommation de GO est ridicule, donc est ce que la quantité présente sur la longueur des durites, suffit au fonctionnement ? Y a t’il un plongeur sur le retour ?
      Impossible à ce moment là de le savoir, désolé :/

  3. Hello,
    Merci beaucoup pour ce tuto, c’est vraiment bien expliqué !
    J’essaye de faire le même montage sur mon peugeot Expert Tepee qui est équipé de ce webasto qui ne se déclenche qu’au démarrage du moteur pour le moment.
    J’ai deux petites questions, sans doute bêtes (pas une flèche en elec…)
    – Pourquoi dis tu qu’il ne faut pas utiliser un interrupteur avec diode intégrée ? Une fois fermé, la diode recevra bien le courant et s’allumera si montée dans le bon sens non ? Si je me trompe, comment alimentes tu ta diodes toi ?
    – Je suis preneur de d’avantage d’explications sur la partie ventilation sans le contact mis.
    Finalement tu utilises une borne en 12v permanent au lieu de celle qui n’est en 12V que quand le contact est mis si je comprends bien. Ce sont quelles connexions du relais K3 du coup ?

    Merci encore !

    1. Salut,
      Merci pour le message 😉

      – La diode de l’interrupteur est polarisée, et le montage est prévu pour faire “l’ouverture/fermeture” sur le positif afin que la diode soit alimenté dans le “bon” sens.
      Or le webasto est piloté par le négatif, donc si tu utilises interrupteur comme il a été prévu, tu seras obligé d’alimenter la diode dans “l’autre” sens pour pouvoir l’allumer quand tu fermes le circuit.
      Moi j’ai un interrupteur basique, qui donc pilote du négatif, et ma diode est alimenté en permanence sur du +, son pilotage se fait donc sur le négatif à la fermeture du circuit.
      Quand je démarre le webasto, la diode s’allume !

      – mon véhicule pilote le ventilateur par le négatif (via une résistance de puissance) sur la commande de ventilation, son fonctionnement est donc très simple.
      Il me suffit d’alimenter la ligne “+12” du moteur selon mon envie.
      Quand le contact est mis, un relais (d’origine) apporte ce 12v, moi j’ai donc ajouté un autre relais double voies, afin de garder le 12v piloté par le 4×4 (état repos) et quand j’active le relais, il passe sur un 12v permanent.
      Ainsi j’ai la ventilation qui fonctionne “normalement”, et si je le souhaite, je peux piloter un relais, qui alimentera la ligne +12 (même contact coupé).
      Je garde le réglage de la ventilation (la vitesse), puisque cette partie est gérée sur le négatif du bloc de commande (climatisation manuelle).

      Est ce que cela répond à tes questions ? 🙂

      1. Merci pour ces réponses complètes et rapides ! 🙂
        Je vais donc pouvoir utiliser un interrupteur avec diode intégré mais dans le sens inverse du montage normal pour que la diode fonctionne.
        Et je vais tirer un cable de ma batterie auxiliaire pour venir alimenter le ventilateur (il faut que je vérifie qu’il est piloté en négatif mais c’est probable).
        Encore merci 🙃

        1. Avec plaisir.

          Attention, une LED est polarisée, il faut donc respecter le “sens” de branchement (si tu veux garantir son fonctionnement/sa durée de vie).
          C’est pour cela que j’ai préféré utiliser une diode à part de l’interrupteur.
          (à moins de trouver ce type d’interrupteur, prévu pour “ouvrir/fermer” sur du négatif, et alimenter la diode sur la 3ème patte avec du +12).

          Pour alimenter la ventilation, pense bien à rajouter un relais pour la commande (l’appel en intensité est trop important pour un simple interrupteur, et fait également attention à la section du cable en fonction de la puissance absorbé par le moteur de ventilation. Pour être dans les clous sur la longueur nécessaire, nous avons passé un 6mm² dédié).

          Bon courage 😉

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