Voyage de 3 semaines avec l’association La Grande Savane en Namibie, Botswana et Zimbabwe. Un voyage itinérant en groupe, en bivouac et en 4×4 ! Gégé et Sabine sont nos guides.

Jour 1 : Windhoek

Nous arrivons à Windhoek, la capitale de la Namibie après un long voyage de 21h avec une escale à Londres et une à Johannesburg. L’atterrissage est compliqué, il y a une tempête de vent, l’avion a des difficultés à se poser. En sortant de l’avion, on a même du mal à marcher droit pour rejoindre l’aéroport. Il y a beaucoup de monde pour passer la douane, on met presque 2h à passer. Nous sommes inquiets car on sait que Gérard nous attend dans le hall pendant ce temps là.

Nous arrivons enfin à sortir ! Gégé nous conduit en 4×4 jusqu’à la guesthouse Windhoek Garden. Sabine nous accueille chaleureusement et notre première envie sera de prendre une bonne douche ! La chambre est très spacieuse et bien décorée, on s’y sent bien. Après s’être refait une beauté, nous partons à la rencontre d’une partie des membres du groupe. Autour d’un apéro, on commence à faire connaissance avec Martine, Bruno, Agnès, Thierry, Fabienne et Rémy. Pour le repas, on commande local avec de la grillade d’oryx et du vin sud africain. Un bon repas après ce long voyage et au dodo ! Enfin une nuit dans un vrai lit et la dernière avant un moment !

Jour 2 : Les paysages du Roi Lion

Nous prenons notre petit déjeuner à la guesthouse. Les autres membres du groupe sont arrivés dans la nuit : Régis, Chantal, Olivier, Nadine, Bruno, Anne-Marie, Christian et Marie-Jo. Gégé nous donne nos 2 cartes routières sur la Namibie et le Botswana. Nous attendons les mini-bus qui nous emmènent vers Namvic, la société de location de 4×4. Une fois sur place, surprise ! Nous aurons un véhicule essence. Nous faisons le tour du Nissan Navarra, un employé (Gabriel) nous fait une présentation du matériel. Gégé entame le briefing de la journée ; elle va être chargée ! On commence par la traversée de Windhoek, on s’arrête à une station service pour faire un dernier appoint d’essence pour ceux qui en ont besoin. Et là, c’est la panne ! La voiture de Régis ne démarre plus ! Après presque 1h, Namvic arrive pour dépanner. On boit un coup à la station en attendant. Tout rentre dans l’ordre, on repart avec beaucoup de retard sur le planning. Du coup, pour le déjeuner on s’arrête très rapidement sur le bord de la route pour pique-niquer. Il fait chaud en plein soleil, on engloutit vite notre repas : taboulet maison, salade et fruits.

C’est parti pour plus de 400km de goudron. Que c’est étrange de conduire à droite sur la voie de gauche ! On commence à croiser les premiers animaux sauvages : phacochères, springboks, gnous et même une girafe. Le paysage ressemble à celui du dessin animé du Roi Lion. Les rochers, les acacias, les buissons… la savane quoi ! A mi-chemin, on s’arrête pour faire des courses au Spar. Le but est de prendre suffisamment de ravitaillement pour plusieurs jours. Nous nous sommes aperçus qu’il nous manquait un câble de coffre lors de l’état des lieux des 4×4. Un garagiste nous le remplace en express pendant que le groupe termine ses courses. C’est reparti pour le bitume. Le nuit tombe, le paysage est magnifique avec la lumière du soleil couchant. On continue de croiser des animaux et des vieux trains. La nuit est là et il nous reste encore une cinquantaine de kilomètres à faire. Cela commence à devenir dangereux. Beaucoup d’animaux sont en bord de route, on en croise même certains écrasés. Il fait nuit noire et la dernière ligne droite se fait sur une piste très poussiéreuse. On arrive enfin au campsite sans encombre. Mais il faut déplier les tentes pour la première fois et de nuit ! On prend quand même le temps de prendre un apéro à la lumière de la frontale en goutant le billtong  (viande d’antilope séchée) acheté au magasin. Ce soir, c’est barbecue de T-Bone Matured (boeuf) pour nous, on commence à appréhender la vaisselle, le réchaud et la cuisine de camping. Il est tard, on va se coucher pour notre nuit en tente de toit ! C’est très confortable mais le bruit de la nature a un peu perturbé Alix pour la nuit ( le vent, les chiens et les oiseaux… mais ce n’est qu’un début).

Jour 3 : Météorite de Hoba et Okavango

On se lève tôt ce matin : 6h ! C’est notre premier petit déjeuner en tente. On range le matériel, on replie la tente, tout se passe nickel. Le temps de rentrer les coordonnées de la journée dans le GPS, un briefing de Gégé et c’est parti ! Direction la météorite de Hoba tombée sur Terre il y a 80 000 ans. Elle a été retrouvée en 1920. Elle est donnée pour être la plus grosse au monde avec sa taille de 1m par 3m et ses 60 tonnes. Elle est composée à 65% de fer. Nous sommes impressionnés par cette pierre que l’on peut toucher. Après quelques photos, on part en ville pour un dernier ravitaillement en essence et éventuellement courses pour les oublis de la veille. On se rend ainsi compte qu’on a pas acheté de lessive pour le linge mais elle nous sera peu utile finalement. Surtout quand tout se renverse dans le coffre !

C’est parti pour la route, on prend la tête de course avec une belle radio CB prêtée par Gégé et Sabine. On s’arrête pour pique-niquer sur la route de Rurdu. Il fait très chaud. On continue sur encore beaucoup de goudron. Au moment de tourner pour prendre la piste, on se trompe et tout le monde nous suit… Tout le monde fait demi-tour, forcément on fini dernier et on boude un peu. Après quelques kilomètres de piste, on arrive au bord de l’Okavango, face à l’Angola. Des enfants se baignent. Gégé leur offre un ballon et ils s’amusent avec. On se rend compte qu’un rien les rend heureux.

Dernier réassort d’essence et on se retrouve au Nunda Lodge. Beau campsite avec une belle piscine et au bord du fleuve. On stationne le 4×4 face au fleuve d’où les hippos et crocos peuvent surgir n’importe quand. On s’accorde une baignade salvatrice dans la piscine après cette journée de chaleur. De retour au camp, on prépare le repas pour le lendemain midi. Pour l’apéro, on s’accorde un verre de vin sur le bar sur pilotis du campsite. On entend les hippos au loin et le soleil se couche rapidement. La lumière est magnifique. On commence à se dire que ce voyage va nous en mettre plein la vue !

Nous dinons au resto du camping. Au menu de l’Oryx et des spécialités locales. Après le repas, tout le staff des cuisines et du service viennent chanter et danser devant les clients. C’est une tradition ici. On sent qu’ils sont vraiment contents de le faire. C’est très émouvant et Alix est même invitée à danser avec eux ! Elle sera rejointe par Martine et une autre personne d’une table. C’est un moment de partage privilégié dont on aura profité. La nuit sera paisible au bord du fleuve. Certains ont entendu des hippopotames monter sur la berge pendant la nuit.

Jour 4 : Parc National Bwabwata

Nous prenons le petit déj au restaurant du camping. Des fruits, des oeufs, des saucisses, des céréales. On achète quelques cartes postales et timbres qu’on postera plus tard. Aujourd’hui, direction le parc national Bwabwata (Kwando Core Area). Sur la route, on roule à 80 km/h max car le passage d’éléphants n’est pas rare. Mais à part quelques phacochères, nous n’en verrons pas.

Nous arrivons à l’entrée du parc, il faut compter 2h30 de piste pour aller jusqu’au bout ! Il ne faut donc pas traîner si on veut faire l’aller-retour avant la fermeture. Les premiers kilomètres sont difficiles. La piste est glissante au début, Gauthier n’a pas encore les dimensions du véhicule en tête surtout avec une conduite à droite, en 4 roues motrices. La carrosserie frotte régulièrement sur les buissons présents sur les côtés de la piste. Les autres voyageurs tracent la route, habitués à rouler sur de la piste, nous beaucoup moins. On fini dernier. Très vite, on croise les premiers animaux de la savane  ! Des Kudus, antilopes, impalas… On rejoint les autres pour pique-niquer sur un observatoire car on n’a pas le droit de descendre des véhicules dans le parc. On observe des termitières géantes. L’après-midi, on part sur la piste des éléphants. On a du en voir des centaines rien que ce jour là ! Ils sont peu habitués à voir des voitures, ils sont du coup assez agressifs. C’est très impressionnant de les voir d’aussi près.  Plusieurs fois, nous sommes obligés de les laisser passer et de couper le moteur pour les calmer. On peut rester de nombreuses minutes à attendre qu’ils partent pour nous laisser passer. Alix a peur, surtout quand l’un d’eux court vers nous trompe en l’air, oreilles déployées en barrissant. Il menace de nous charger ! On se faufile avec les 4×4 entre les troupeaux qui se succèdent pour aller boire et se baigner. On croise aussi des phacochères, une girafe, des singes, des troupeaux de buffles qui courent… On est plus à l’aise, on fait les foufous sur les pistes.

Et soudain, une souche. Gérard et Agnès crèvent. Il faut les aider. Les femmes surveillent les alentours pendant que les hommes changent la roue. Il fait très chaud et cet épisode nous retarde sur le chemin du retour. On repart rapidement. Certains restent tankés dans le sable, nous ça va ! A l’arrivée, il y a de la casse chez certains. En roulant vite sur les pistes, les victuailles n’ont pas survécu. Whisky, bières et vins ont éclaté dans les voitures ! Les coffres sont plein de mélange de liquide. On en rit. Pour nous, pas de casse mais le frigo qui a brièvement lâché dans la journée.

Sur la route vers le campsite, on passe une barrière sanitaire sans encombre. Pour passer la douane, on doit cacher la viande et les produits laitiers qui sont confisqués mais nous ne serons même pas contrôlés. Un petit plein d’essence plus tard (ça consomme ces bestiaux!), on arrive au Numashastha campsite. Le proprio a surbooké, on a que 2 terrains à la place de 3. De plus, le terrain n’est pas droit, on galère à trouver une place pour déplier la tente. On partage un sanitaire pour 8 et la douche est bouchée. Cela ne nous empêche pas de prendre l’apéro tous ensemble à l’ombre d’un lampadaire. Puis on fait un BBQ. On voit une grosse araignée transparente qu’on fait mine de ne pas avoir vu et on entend des rugissements de lion au loin. Impressionnant !

Jour 5: Croisière sur le Chobé

On se lève très tôt, 5h45 car on nous réserve une surprise ce matin. Le lever est compliqué car on n’arrive pas à replier la tente. On a pas encore la technique et la fatigue se fait sentir. Pour nous dédommager d’avoir fait du surbooking, le propriétaire du camping nous offre une croisière sur le Kwando, le fleuve réputé pour être le plus dangereux au monde (à cause des nombreux crocodiles et hippopotames) ! La balade dure 1h30 à bord d’une barge au lever du jour (à la fraîche). On passe à côté d’hippos, on voit un éléphant qui traverse le fleuve, des fleurs, des oiseaux dont un ibis, un varan… Le pilote offre une fleur de lotus à chacune des femmes et fait un collier avec. Collier offert lors d’un mariage.

Au retour à la réception, on écrit quelques cartes postales et on repart sur la route ! Alix prend le volant pour 200km sans encombre. On vide les frigos avant de passer la frontière pour le Botswana. Il y a 4 guitounes différentes avec des formalités à remplir à chaque fois. Finalement, tout le monde passe sans aucun contrôle. En sortant du poste de frontière, des éléphants avec des éléphanteaux traversent juste devant notre voiture !

Passage de frontière entre la Namibie et le Botswana
Passage de frontière entre la Namibie et le Botswana

On arrive au campsite. Le terrain est plutôt restreint et on est 9 véhicules. C’est du tétris pour faire rentrer tout le monde. On mange rapidement et on file pour une autre surprise : une croisière sur le Chobé !

On monte sur un bateau d’une cinquantaine de place avec un pont terrasse. On navigue entre les berges à la recherche d’animaux : des buffles, des crocodiles autour d’un cadavre d’éléphant, des impalas, antilopes, oiseaux, varans et des éléphants ! Le navire se stoppe de longues minutes pour nous laisser savourer l’instant. Les éléphants paraissent beaucoup plus calmes que ceux que nous avions vu dans le parc. On passe devant des hippos et leur fameuse façon de faire caca en projetant avec leur queue. Au coucher du soleil, on retourne voir des éléphants qui boivent au bord de l’eau. On peut monter sur le toit du bateau pour assister à leur bal chronométré et leur hiérarchie bien huilée. Les troupeaux se succèdent sans se côtoyer. On voit des petits qui tètent leurs mères et on écoute les bruits des trompes aspirant goulûment l’eau de la rivière dans le silence du bush. C’est un moment magique mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises !

Eléphants au bord du Chobé, Botswana
Eléphants au bord du Chobé, Botswana

Sur le chemin du retour, on aperçoit des lionceaux et des lionnes au loin. Eux aussi, profitent du coucher du soleil pour venir se désaltérer sur la rive. Nous retournons au campsite des souvenirs plein la tête. Après une douche rapide et une lessive express, direction le bar du resort pour un apéro mérité. Pour le dîner, nous irons au buffet du restaurant qui propose un large choix de menus. Alix goûtera même du crocodile. La salle est imposante avec une grande charpente apparente en bois. Les organisateurs ont des couacs avec le paiement et la monnaie. Les serveurs refusent que l’on paye en dollars namibien ou en euros mais nous n’avons pas encore de pula. En retournant au 4×4 on croise des phacochères en liberté dans le campsite.

Jour 6 : Chobe Park

Buffet de petit déjeuner au resto. On croise des mangoustes et phaco dans le campsite. On peut enfin faire du change en ville pour avoir des pulas. On fait des courses et de l’essence pour 5 jours sans ravitaillement. On part pour le Chobe Park, là où nous avions aperçu les lions la veille ! On ne mange pas, on fonce voir les animaux ! Zèbres, hippos, éléphants, singes, phacochères… Un 4X4 perd sa courroie de direction, ” la voiture brûle” entendra t-on à la radio ! Après une réparation expresse en plein cagnard, le convoi repart pour tomber nez à nez avec une meute de lions. 12 au total donc un vieux mâle bien abimé. Plusieurs tankages dans le sable plus tard, on aura même la chance d’aperçevoir un léopard dans un arbre. Enfin pour les plus chanceux car le pauvre est entouré de véhicules de touristes qui font la queue pour faire une photo. On passe une super aprem dans ce parc. C’est beaucoup moins speed que le premier parc que l’on a fait. Ici, on prend le temps de faire des photos et de profiter du paysage. Alix cherche des animaux avec les jumelles. On voit une antilope en train d’être dégusté par des crocodiles. En sortant du parc, on fait un appoint d’essence avant d’aller au camping suivant. Un de nos préférés !

Il est situé auprès d’un trou d’eau artificiel. Les éléphants viennent donc s’y abreuver tout au long de la soirée. Ils sont à peine à 10 mètres de nous ! On reste longtemps à les observer. Il y a même un petit bunker creusé juste sous la source pour voir les éléphants d’encore plus près. Assis sur des tabourets, on peut sentir le sol vibrer et on peut même recevoir des éclaboussures de boue ! C’est très impressionnant de voir leurs pieds d’aussi près ! Des buffles viennent à la source à la tombée de la nuit. On prend l’apéro sur un salon de jardin juste devant eux. Quand on sait qu’à la moindre frayeur, le troupeau peut charger dans notre direction. On se sent tout petit face à la nature… Nous mangeons tous ensemble puis on retourne voir les éléphants avant de dormir. Ils sont encore là. La nuit promet d’être pleine de rugissements.

Jour 7 : Les chutes Victoria

Départ rapide vers la frontière du Zimbabwe pour une journée la découverte du parc des chutes Victoria. Gégé et Sabine ne nous accompagnent pas, Alix servira d’accompagnateur et de traductrice pour le groupe ! Le passage à la frontière est très long ! On met environ 1h pour passer avoir les visas de tout le groupe. Dès l’arrivée du bus, on fonce acheter une casquette sur le marché de souvenirs car Gauthier a perdu la sienne sur le bateau. La casquette de base sans motif nous est proposée à 45€ !! On la négociera à 10€ car nous n’avions pas de plus petit billet… Puis direction la frontière Zambiennne pour une petite mésaventure. Le chauffeur du bus nous conseille de traverser la frontière pour aller faire une photo des chutes sur un pont à 130m de hauteur (Victoria Falls Bridge). Tout le groupe décide de marcher environ 1km pour aller faire la photo. On passe la frontière sans s’arrêter. Sur le chemin, nous rencontrons Stéphane un zambien qui nous fait la discussion et nous donne quelques explications. Sa mère est congolaise, il parle quelques mots de Français et sait nous citer des noms de présidents. Globalement, c’est ce que retiennent les africains sur notre chemin ainsi que notre coupe du monde au Football (nous sommes en 2018). La plupart nous dirons “champions du monde !” quand on dit que nous sommes Français. Stéphane nous vend un petit hippopotame en bois d’ébène pour quelques pulas. La photo ne vaut pas forcément le détour, on repart donc vers le poste de frontière pour retourner au Zimbabwe. Nous passons sans problème tous les deux le poste, quand on entend crier derrière nous “Alix ! Alix!”. Le reste du groupe est bloqué à la douane, le garde refuse de les laisser passer car ils n’ont pas de visa de Zambie. En effet, aucun de nous n’a un tampon de visite. Nous sommes entrés dans le pays sans papiers, nous ne pouvons donc pas en sortir ! Personne ne parle anglais sauf Alix, le garde n’est pas content, le groupe commence à râler et menacer de partir. Nous sommes obligés de donner nos passeports au poste de frontière. Après une explication laborieuse, ils nous laissent enfin passer. Ouf! On a bien cru rester bloqué en Zambie ou devoir repayer un visa pour le Zimbabwe…

On peut enfin visiter le parc des chutes Victoria. L’entrée du parc est à 60$. Ce sont les plus grandes du monde. C’est en fait un gigantesque Canyon avec une succession de chutes. Plus on s’approche, plus on est mouillés. Nous ne sommes pourtant pas à la période la plus humide. Il fait très chaud et c’est plutôt rafraîchissant de se faire éclabousser et de marcher à l’ombre de la végétation luxuriante. Étrangement, nous ne sommes pas trop impressionnés par ces chutes. Des cascades d’Islande nous ayant bien plus exaltés. C’est certainement dû au fait d’être en haut des chutes et non en bas. Ce qui rendrait la sensation de hauteur et de masse bien plus impressionnante. 

Pour le déjeuner, on s’arrête au Rainforest Café qui a des brumisateurs au plafond pour rafraîchir ses clients. On commande des wraps au poulet, une salade de bœuf et 2 glaces. Et à boire !! Nous avons très chaud et très soif.

Nous achetons un éléphant en bois sur le marché au souvenir, que nous négocions promptement. Il nous reste encore un peu de temps avant le retour, on retourne alors voir les chutes. Un magnifique arc-en-ciel se forme, c’est très photogénique et nous ne regrettons pas d’être allé revoir les chutes une dernière fois malgré la chaleur. Sur la route du retour, on s’arrête au Black Market, un grand marché d’artisanat avec beaucoup de camelots qui vendent leurs sculptures en bois. Nous avons déjà ce qu’il faut et les vendeurs sont très insistants. Du coup, le groupe ne s’attarde pas et nous repartons direction la frontière pour un retour au Botswana. A la frontière, on doit passer la pédiluve. On croise une girafe et des éléphants sur la route. Ici, les chauffeurs ne sont pas impressionnés de voir cela, pour nous c’est juste magique à chaque fois ! 

Retour au camping où on s’accorde un petit plongeon rafraîchissant dans la petite piscine. Mais très vite, on retourne voir les éléphants qui viennent boire à la source. On s’assoit sur les tabourets dans le bunker pour une vue encore plus proche. Sabine et Alix se font même éclabousser ! Il y a beaucoup d’éléphants ce soir là. Nous prenons le repas tous ensemble.

Jour 8 : Bivouac à Khwaï

On part pour beaucoup de route aujourd’hui ! De bon matin, Alix a mal au ventre, pas rassurant sachant qu’une longue route nous attend. Elle profite d’un arrêt dégonflage de roue (avant la piste) pour emprunter des toilettes dans une habitation. Pratiquement que de la piste nous attend et avec peu de distraction. Il fait très chaud, on avoisine les 40°C et la piste secoue énormément. Le parcours est long d’autant plus que notre vitesse est réduite. Nous voyons peu d’animaux à part un cadavre d’éléphant et un hippo solitaire dans sa “baignoire”. A mi-parcours, on s’arrête à l’ombre d’un baobab pour pique-niquer. Dans l’après-midi, on prend des chemins séparés et on perd le signal radio de Gégé et Sabine. Tout le reste du groupe reste ensemble. On finit par se retrouver à l’endroit où le bivouac est prévu pour 3 nuits. Sans ravitaillement possible, sans eau ni électricité. C’est un très bel endroit ! On s’installe et on mange tous ensemble autour d’une grande tablée au cœur de la savane. Ici, les animaux sont bien présents. On voit un Zazu, l’oiseau du roi lion (qui est en fait un Calao à bec rouge), un écureuil, un loir. Un zazu a même essayé de voler un essuie-glace de 4×4 alors qu’on pensait qu’il était coincé.  Une fois la nuit tombée, on entend des hyènes et des hippos. On est à proximité de la rivière Khwaï. Après cette journée de route, on a hâte de commencer la recherche des animaux le lendemain !

Jour 9 : Au coeur de la savane

Nous avons passé une bonne nuit avec les rugissements et bruits de la faune. Gauthier a entendu des lions, signe qu’ils sont à proximité. Après le petit déjeuner, on replie la tente et on part pour la balade ! On franchit notre premier gué ! Gégé et Sabine ouvrent la voie. Le stress monte, il faut rouler suffisamment vite pour ne pas caler mais pas trop vite pour ne pas faire rentrer l’eau dans l’habitacle. C’est notre tour, l’eau monte jusqu’au pare-brise, le moteur broute mais on monte ! Un peu d’eau est entrée au niveau des tapis sur les côtés, bonjour l’odeur !

Passage à gué
Passage à gué

C’est parti pour 3h de balade à la rencontre des éléphants, hippos, zèbres, bébés girafes, gnous, buffles, antilopes… On passe dans un petit marécage où nous sommes entourés d’éléphants ! On s’arrête et on coupe le moteur. On se sent si petit dans ce calme et si près des éléphants. Nous décidons de ne pas trop traîner sur place car on est pile sur leur passage. Un peu plus loin, on fait une petite pause café dans la brousse avec Gégé, Sabine, Rémy et Fabienne. C’est calme, un moment privilégié au milieu des animaux. On sort le réchaud et la casserole et on savoure notre café improvisé.

Pour la pause déjeuner, on retourne à l’ombre au campement.  Attention aux singes qui guettent le moindre objet brillant ou qui se mange pour le voler. On nous dit de faire très attention aux clés de voiture ! Il fait très chaud. Tout le monde prend un peu de temps pour se reposer. Tout d’un coup, on entend un gros craquement au loin et une énorme branche d’arbre s’écroule par terre à quelques mètres de nous. Le bois est sec et on se dit que ça n’est pas tombé loin !

Cette péripétie nous donne le signal pour repartir pour une balade. On aimerait tant trouver des léopards ou des lions ! Mais pas de nouveautés pour nous ce soir. On rentre au camp à la tombée du jour. Gégé et Sabine arrivent alors en nous disant avoir vu un léopard près d’un point d’eau. Ils ont réussi à le filmer. Nous sommes remotivés à le trouver dès le lendemain ! Au moment de se coucher, on rit de devoir se laver à la lingette. A peine passée sur un bras, elle est déjà noire de poussière… Nos rations d’eau ne suffisent pas pour nous laver. On s’en tient au strict minimum, c’est à dire le luxe de pouvoir se laver les mains et les dents !

Jour 10 : Face à face avec un léopard

Comme la veille, on se lève à la fraîche pour pister les animaux. C’est assez désert et calme ce matin, jusqu’au au moment du passage du gué ! La piste a dû être creusée à force de passer au même endroit. Certains calent et même un véhicule doit être remorqué ! On sort les sangles et les appareils photos et on dépanne Régis et Chantal. Tout le monde en rit. Pas de dégâts à part un peu d’eau qui rentre. On voit quelques animaux sur notre route vers le camp. Après la pause pique-nique, on a du mal à repartir. Il fait très chaud et même la clim dans les 4×4 ne nous motive pas à reprendre le volant. Pourtant, on fini par partir. Nous sommes en début de cortège et l’objectif de la fin de journée est clair : voir le léopard. Un peu lassés de la cadence et de devoir tous se suivre, Gauthier se range sur le côté de la piste près d’un arbuste pour laisser passer les autres véhicules et se placer en fin de cortège. Et là, par le plus grand des hasards, il voit quelque chose bouger dans le buisson. Nous sommes en tête à tête avec le léopard !! Nous sommes à quelques mètres de lui et prenons quelques photos et prévenons aussitôt le reste du groupe. ça valait le coup de se motiver ! Nous sommes plein d’entrain pour continuer la balade. On voit encore plein d’autres animaux qui se dirigent vers le fleuve par une fin de journée chaude comme celle-ci. Les lions sont toujours les grands absents…malgré les rugissements que l’on entend la nuit. On retourne au camp le sourire aux lèvres, fiers d’avoir trouvé LE léopard. 

Jour 11 : Une meute de lions

Cette nuit, les bruits de crocodiles, hippopotames et autres bêtes sauvages nous ont réveillé. On avait l’impression d’être dans Jurassik Park ! Des bruits stridents dans le noir, de quoi s’imaginer de belles aventures… Ce soir, retour à la civilisation ! On quitte la réserve par le Moremi Game Reserve et le village Khwaï. Mais avant une magnifique surprise nous attend ! A environ 300m du camp, le long de la rivière, nous tombons sur 16 lions, lionnes et lionceaux en train de manger un buffle récemment chassé. C’est une véritable aubaine pour nous ! Ils sont occupés, nous pouvons approcher les véhicules sans trop les effrayer. Le spectacle n’est pas ragoutant mais tellement magique de les voir manger dans leur milieu naturel. On se croit dans un reportage animalier. Les lions mangent en premier puis les lionceaux et enfin les lionnes qui savourent leur chasse.  On reste un bon moment à observer ce spectacle dans le silence. C’est un moment gravé à jamais dans nos têtes !  Notre bivouac a été une réussite. Nous avons réussi à voir un léopard et une meute de lion tout proches du camp.

Sur la route du retour, nous traversons plusieurs ponts en bois d’un autre âge et le village Khwaï où nous laissons des fournitures scolaires et produits d’hygiène aux gardes. Un peu plus tard, nous perdons un équipage. Christian et Marie-Jo ne nous ont pas vu repartir à une gate et on pris la mauvaise direction. Avec un GPS en panne et une radio sans batterie, ils n’arrivaient plus à trouver le chemin. On les attend à la gate de sortie de la réserve ( et après un passage à gué dans la boue) sans résultat. Alors que Gégé et Sabine font demi-tour pour les chercher, nous prenons notre pause déjeuner. Toujours sans nouvelle, on trace vers notre destination du soir. La route est longue, on roule presque 10h uniquement sur de la piste. A la fin de la journée, Pumba (le petit surnom de notre Navarra) nous indique qu’il est dans la réserve d’essence. Nous avions prévu 2 jerricanes de 5l d’essence pour le bivouac mais en versant l’essence dans les réservoirs, nous avons perdu plusieurs litres. Fameux litres qui nous manquerons ici pour finir le raid de la journée. Tous les 30km ont fait le point avec Gégé pour savoir si l’arrivée est encore loin. A notre plus grand étonnement, on arrive à rouler 90km avec la réserve ! On sort enfin de la piste, les premiers villages apparaissent mais aucun n’a d’essence à nous vendre. A 10km de la ville de Maun et de son camping, c’est la panne sèche. En même temps que le 2ème véhicule essence qui subit le même sort. Seule solution, se faire tracter jusqu’au camping. Bruno conduit le 4×4 mais la sangle lâche 2 fois. De beaux nœuds et des kilomètres plus loin, on arrive à Audi Camp. Et là, surprise ! Ce soir nous dormirons dans des vrais lits sous une vraie tente ! Quelle agréable surprise ! On est tellement contents de pouvoir se laver que tout le monde file aux sanitaires. Les douches à ciel ouvert sont un pur bonheur. Après 4 jours et 3 nuits de bivouac, le retour à la civilisation est jouissif. La journée a été épuisante mais quelle aventure ! On se retrouve tous ensemble pour le repas au resto du camping. Nous goûterons la spécialité : le T-Bone. On part se coucher, toujours sans nouvelle de l’équipage perdu. La nuit va être longue pour certains. Elle ne fut pas excellente pour nous non plus. Les bruits de la civilisation ne nous manquaient pas.

Jour 12 : 

Journée libre ! Nous prenons le petit déjeuner au camping puis on attaque le lavage de Pumba. En ouvrant le frigo, mauvaise surprise, le jus de pamplemousse a explosé. Après la salade de riz et la bière en canette… Dans la glacière, c’est la salière et le sachet de pâtes qui se sont vidés. La cellule du 4×4 est dans un sale état. Après un léger lavage au seau de la cellule, on part pour le centre ville pour faire le plein d’essence et de courses. Ce midi, on se fait un resto avec une petite salade poulet avocat dans une sorte de fabrique moderne où se côtoient studio de danse, bar et boutiques d’artisans. Juste en face, 2 jeunes proposent de laver les voitures à pas cher. Pour 55 pulas, ils nous lavent Pumba à la main et à 2 ! Les pauvres n’ont pas d’électricité pour faire marcher leur karcher…

On voit quelques enfants à l’ombre des arbres, on leur fait signe et on en profite pour leur donner quelques cadeaux que nous avions apporté de France. Mais tout de suite, c’est la pagaille. Ils se battent, nous poussent pour fouiller dans le sac. On est obligé d’élever la voix pour qu’ils se calment. Ensuite, on a pu leur distribuer les jeux et leur apprendre comment y jouer. Ils ont voulu qu’on les prenne en photo. Ils s’amusaient à prendre des poses et voulaient voir leur tête après sur l’appareil. Ils parlaient bien anglais malgré leurs âges et étaient étonnés de la couleur des cheveux d’Alix. 

Pour finir la journée, on pique une tête dans la piscine. Que ça fait du bien de se prélasser un peu ! Un petit burger plus tard et on profite de notre dernière nuit dans un lit avant le retour à la tente.

Jour 13 : Vol au dessus de l’Okavango

Ce matin, on part pour une aventure unique. Un vol au dessus du delta de l’Okavongo ! Alix est un peu stressée, l’avion est un petit appareil qui peut vite rendre malade. Armés de pastilles à la menthe, on s’équipe pour le vol. Alix demande a s’asseoir à côté de la pilote ! Le vol d’environ 1h30 est fantastique ! La vue à cette altitude est inédite pour nous. On devine les animaux  : éléphants, girafes, hippos, buffles et crocodiles. On aimerait tant voir des rhinocéros qui se font de plus en plus rares… La pilote nous averti quand elle voit un troupeau. On suit le delta avec ces couleurs tellement belles vu d’en haut ! Bleu, vert, jaune… On prend quelques photos tout en profitant de ce moment. A 150m de haut, prendre des photos révèle du défi et attention à ne pas trop se focaliser sur les photos au risque d’avoir le mal de l’air. L’avion est bien équipé avec la clim, ce qui rend le vol plus confortable. Gégé et Sabine nous attendent sur la terre ferme après toutes ces émotions !

Cet après-midi nous partons chez les Bushmen ! Le fameux peuple du film “Les Dieux sont tombés sur la tête!”. Les hommes sont très petits et minces et les femmes ont de grosses fesses avec une grande cambrure. Ils parlent une langue à clic. Dans leurs mots, des clics viennent ponctuer leurs phrases, c’est insolite ! C’est un peuple incroyable qui vivait encore il y a peu, exclu de la société moderne. Ils vivaient en autarcie dans le bush. Cela promet de belles rencontres !

On fait une pause pique-nique sur la route et on croise une sorcière. C’est le nom donné aux tornades. Sur la route, la voiture de Bruno surchauffe, il faut ralentir le rythme. Alix prend le volant jusqu’à  l’arrêt prévu dans l’après-midi : une boutique d’artisanat. Malheureusement, elle est fermée. On profite de l’arrêt pour distribuer des cahiers et des crayons à des gamins sur le bord de la route. Ils sont trop contents. Avant d’arriver chez les Bushmen, c’est de la piste. C’est le baptême de feu pour Alix qui passe en 4×4. On arrive dans le désert du Kalahari avec ses nuages typiques, son sable rouge et son bush désertique. Ce soir, on campera dans le bush. Il fait très chaud, la température avoisine les 40°C. Les bushmen ont une petite piscine à disposition des touristes près des bâtiments de l’école. On en profite pour se rafraîchir avant de manger notre dîner dans le bush.

Jour 14: Séjour chez les Bushmen

On se lève à 6h pour suivre les bushmen dans le bush à la fraîche. Un bushmen chasseur nous guide et nous explique les différentes plantes que sa tribu utilise pour se nourrir et se soigner. Chaque plante à son utilité même si certaines sont un véritable poison. Les bushmen sont épatants, ils connaissent énormément de choses. Des femmes de la tribu nous montrent comment trouver des pommes de terre et nous les font goûter directement après les avoir arrachées ! Petite pause avec d’autres membres pour une démonstration de feu. En quelques minutes à peine et sans outils modernes, les bushmen arrivent à faire du feu ! Ils chantent et dansent pour montrer leur fierté et ils nous épatent ! Leur langue à clic est impressionnante. On retourne dans le village avec des huttes dans lesquelles ils font de l’artisanat. C’est ainsi que les femmes nous montrent des colliers et bracelets qu’elles réalisent avec de la coquille d’autruche. Alix s’essaye difficilement à la technique. Les bushmen réalisent aussi beaucoup d’objets ou de bijoux en perle colorées. Leur costume en sont d’ailleurs parés. Les femmes vendent leurs bijoux pour aider la communauté à vivre. On achètera donc un petit bracelet à Alix. Les bushmen ne connaissent pas le principe de la propriété. Pour eux, tout est commun à la communauté, rien n’est personnel. Ils vivent donc ensemble et redonnent les produits de leur cueillette, chasse, vente à la communauté et au chef qui redistribue si nécessaire.

Au vu de la chaleur, le reste de l’activité est prévu pour plus tard dans la journée. On s’octroie donc une pause piscine après le pique-nique du midi. Il fait 41°C et nous sommes en plein désert sec. Heureusement les buissons nous apportent un peu d’ombre. Mais certains défaillent à cause de la chaleur. C’est pourtant le moment de rejoindre les bushmen pour qu’ils nous présentent leurs techniques de chasse. Hakato ! (allons-y) nous dit notre guide qui ponctue toutes ces phrases par un petit “hey hey” qui nous fera bien rire. Les bushmen nous montrent plusieurs pièges qu’ils fabriquent pour la chasse avec des plantes qu’ils tressent pour faire de la corde et des bouts de bois. En quelques minutes, ils réalisent un collet 100% naturel ! De retour au camp, la chef de la tribu raconte l’histoire et les coutumes de son peuple et notre guide traduit en anglais. Ensuite les femmes nous font une représentation de danses et jeux typiques, notamment avec un fruit qu’elles se lancent telle une balle. Couvertes de vêtements en cuir et en laine, elles nous impressionnent, nous qui souffrons de la chaleur écrasante.

Pour le repas, les bushmen nous invite à déguster des plates typiques qu’ils ont réalisés avec les légumes cueillis. Nous aurons donc le chance d’avoir un buffet de plats à disposition. Soupe de butternut, ragoût de koudou, épinards, riz, le tout servi bien épicé. Après ce très bon repas, nous retournons près des huttes pour une soirée riche en émotion ! Les bushmen ont fait un feu et vont nous faire le show ! Après nous avoir conté quelques fables africaines, les hommes entament les danses traditionnelles autour du feu. 3 hommes en costume de fête tournent autour du feu en chantant et tapant des pieds de manière à entrer en transe. Pendant ce temps les femmes assises autour d’eux chantent. Plus les chansons passent, plus les hommes se transforment. Ils tournent en rond de manière frénétique, traçant un sillon de sable autour du feu. Assis près du feu, on sent les vibrations de leurs pieds dans le sol. Des cocons sont suspendus à leurs mollets. Ils ont des bâtons dans les mains dont un avec une queue de girafe au bout. Le chaman commence alors à aller vers les gens de la tribu qui sont assis et leur “retire le mal” en faisant une sorte de massage et susurrant des mots. C’est très impressionnant à voir et on se demande s’il ne va pas venir nous faire la même chose avec appréhension… Il va même jusqu’à prendre des braises à main nues ! Les dernières chansons arrivent et pour terminer la soirée, les bushmen choisissent des personnes pour venir danser avec eux. Alix est invitée (encore!) et se retrouve à danser autour du feu entourée de bushmen. Seule Martine la rejoindra. C’est un moment très sympa, impressionnant et unique dans une vie ! A la fin des danses, on offre les cadeaux que nous avions emmené pour les enfants. Avant d’aller se coucher, le chaman me dit qu’il a vu un chacal dans sa transe. Et quelques minutes après s’être couchés sous un beau ciel nuageux, nous entendons un cri d’animal. Le lendemain, Sabine nous confirme que c’était un chacal ! 

Jour 15 : Harnas Foundation

C’est le moment de partir du camp. Nous offrons les derniers produits d’hygiène que nous avions apporté aux bushmen. Ils sont heureux et nous prennent dans les bras. Après avoir fait des courses et le plein dans un supermarché, qui d’ailleurs est décoré en cette période proche de Noël, nous repassons la frontière vers la Namibie. Nous roulons jusqu’à la Harnas Foundation. Un peu excentré de tout, cette immense réserve accueille de nombreux animaux en danger d’extinction. Nous faisons un tour des différents enclos du parc : singes, suricates, lycaons, immenses hyènes brunes, moutons, tortues, âne, mangoustes, bébé crocodiles, chiens, chats, phacochère… On verra au loin l’enclos des lions et celui des guépards à deux pas du camping. La visite dure environ 1h30 et se fini par un apéro au bar de la fondation. Le camping est grand, nous avons presque un emplacement chacun avec lavabo et douche ! Une autruche se promène entre les véhicules, on pourrait presque lui donner à manger dans la main! On termine la journée par le dîner au cul du camion.

Jour 16 : Visite de la fondation Harnas

Alix a entendu une bête bruyante cette nuit. En ouvrant la toile, elle a aperçu une grosse forme comme une vache ou un gnou à quelques mètres de la tente… Au petit matin, mauvaise surprise, il n’y a plus d’eau dans les sanitaires à cause des travaux du parc ! On oublie la vaisselle et la douche…On prend le petit déjeuner au lodge puis nous partons pour un tour en bus ouvert dans le parc afin d’aller voir les grands enclos. On passe au dessus de l’enclos des crocodiles puis près de celui des singes. Ils sont devenus tellement nombreux que le parc n’arrive plus à limiter les naissances. La consanguinité rend les singes très agressifs et malheureusement, le parc se retrouve impuissant face à cet espace contenant près de 70 singes excités ! Nous passons un long moment devant l’enclos des lions car un des mâles est malade. Les vétérinaires sont sur place et essayent de l’anesthésier avec un fusil à fléchettes. C’est impressionnant de voir la patience et la précision dont il faut faire preuve. Les jeunes étudiantes bénévoles du parc, attirent les lions avec des têtes d’ânes. On reste un moment ici à regarder ce spectacle de cache-cache avec les soigneurs.

Le prochain arrêt est à l’enclos des guépards où l’on rentre complètement dans l’enclos (toujours à bord du bus) ! Seuls les soigneurs sont autorisés à quitter le car pour aller nourrir les guépards au nombre de 17 ! Ils sont très dociles même s’il y en a un qui a voulu impressionner le soigneur en s’approchant un peu trop près. Nous sommes très bien placés pour voir les guépards au plus près et faire des photos de ces magnifiques félins.

Il est l’heure de la pause café ! Quoi de plus banal que de le prendre face aux lions ? Après le café dans la savane au cul du camion, on prend le café avec vue sur les lions, au détail près qu’ils sont dans un enclos ! Le tour du parc continue, on a le plaisir de voir un léopard (pas aussi près que le sauvage que l’on a vu dans le bush), des singes et on assiste au nourrissage des lycaons. Les lycaons sont des chiens sauvages en grande voie de disparition. Une grande partie de la population restante se trouve dans ce parc. Ce sont des animaux assez cruels qui dévorent leurs proies vivantes sans attendre qu’elles meurent pour les manger. Ils ressemblent à des hyènes. On monte sur une plateforme pour voir le nourrissage.

C’est déjà l’heure de reprendre la route, on rentre au camp. On a très peu de temps pour pique-niquer. L’Autruche est toujours là sur le camp à nous surveiller. Nous avons encore de la nourriture dans le coffre, pour ne pas la perdre, nous la donnons à des jardiniers et gardiens du parc qui sont enchantés de repartir avec ! On doit rendre les 4×4 avant 17 h et il nous reste encore beaucoup de kilomètres, alors c’est parti pour de longues heures sur les routes à 120km/h à 2 voies uniques sans terre plein central. Il y a peu de circulation de manière générale, ça roule vite. On s’arrête une dernière fois à la station essence avant de faire l’état des lieux de rentrée de notre Pumby. Au total, nous avons fait 3393 km et pas une égratinure !

Pour notre dernière nuit en Namibie, on dort au Londiningi guesthouse. Gégé et Sabine nous font la surprise de nous donner une chambre avec un lit rond ! Après un apéro au bord de la piscine, on s’offre un dernier repas au restaurant. Succulent ! Des spécialités malaisiennes et namibiennes, très épicées avec du bon vin. On termine notre aventure sur une belle note.

Le lendemain, il faut partir. On fait les valises, on achète des petits cadeaux à la boutique de la guesthouse et la navette vient nous chercher pour l’aéroport. Il faut rentrer à Paris dans un contexte de gronde de gilets jaunes… fin novembre 2019.

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